Quand le déni de nos émotions nous porte préjudice


En occident, l'idée que "l’esprit" est séparé du corps et ne l’influence pas est couramment admise. Nous estimons que les symptômes psychologiques n'ont pas d'impact sur le corps, considérant que les deux parties sont séparées.



Quand le déni de nos émotions nous porte préjudice, en quoi l'hypnose peut nous aider


Le principe que tout est dans notre esprit et qu'il suffit de le contrôler, de dissimuler, de cacher au mieux de l'extérieur. Que ce soit des ressentis, des émotions, des croyances... Nous continuons ainsi notre vie comme si de rien n'était, en se mentant à soi même et aux autres.

On laisse les jours, les semaines passés... en espérant que ça se calme, que ça disparaisse tout seul.

Or, seulement, ce que nous rejetons, nous refusons, nous ne le dépassons pas. Les symptômes ne disparaissent pas. Nous évitons soigneusement de les voir et continuons de vivre comme si tout était ok.

En ayant consciencieusement enfouit tout ça à l'intérieur de soi, la vie se poursuit jusqu'au jour où un déclencheur réveille les symptômes : anxiété, angoisse, mal-être, dépression... Chacun ne va pas ressentir de la même manière les impacts physiques : une boule dans le ventre, la gorge nouée, une sensation d'oppression de la cage thoracique, un poids sur les épaules...



Que faire quand ce mal-être revient ?


La première des choses à effectuer et de rendre visite à son médecin traitant afin d'effectuer un diagnostic.

Si aucun problème physique n'a été diagnostiqué et vous ressentez revenir un mal-être, une anxiété, une angoisse... c'est que probablement le message communiqué par votre corps n'a pas été pris en compte. Ce n'est pas forcément évident de se pencher sur le sujet, car nous avons tendance à préférer chercher à oublier ce qui est désagréable.

Ce qui est parfois dommage car nous pouvons oublier que nous apprenons aussi avec les éléments désagréables. Cela fait d'ailleurs partie du processus d'apprentissage : se dépasser, surmonter les obstacles, ressentir de la fierté à l’accomplissement d’un travail difficile apporte pour beaucoup de la satisfaction. Pour y arriver, il est important de reconnaître qu'il y a quelque chose qui ne va pas. D’être amène d'admettre pour pouvoir changer.


Arte propose actuellement un reportage sur la peur, "Quand la peur rend malade". La peur est avant tout présente pour nous aider à survivre et nous protéger. Sans peur, l'espérance de vie serait probablement plus faible. Mais, pour diverses raisons, il s'avère qu'une part des peurs n'a pas de réelle justification au quotidien. Ce reportage prend le temps d'expliquer à partir de quand notre instinct de survie devient un handicap nuisible. Seulement, dans certains cas, elle peut déclencher des troubles de l'anxiété. Pour un grand nombre de personnes souffrant de ces troubles, il y a une difficulté à le reconnaitre. C'est devoir s'avouer avoir une faiblesse, avoir besoin d'aide. En Europe, 15 % de la population souffrirait de troubles anxieux. Est-ce relié à notre patrimoine génétique ? Peut-on apprendre à mieux maitriser ses peurs ? Les dernières avancées apparaissent encourageantes : certaines thérapies, en complément d'une prise ponctuelle de médicaments dans certaines situations, peuvent aider à gérer l’anxiété.


Lien du reportage : ici


Quels sont les risques ?


Le risque éventuel encouru est, que sur du long terme, si les symptômes sont très forts et/ou durables, les pensées, les émotions et les ressentis désagréables peuvent déclencher des problèmes physiques : douleurs chroniques, insomnies, troubles de la mémoire, troubles sexuels, jusqu'à parfois développer des maladies ...

Parmi les maladies, on retrouve par exemple la colopathie fonctionnelle (ou côlon irritable). La personne peut alors subir des alternances entre constipation et diarrhées en fonction de son état psychologique.

Un état d'esprit calme favorise un meilleur état physique. C'est d'ailleurs ce qui a été prouvé scientifiquement concernant les processus de récupération post-chirurgicale, qui ont mis en évidence que lorsque la personne est sereine, elle récupère beaucoup mieux et plus rapidement après une opération. C'est pourquoi au sein des hôpitaux, l'utilisation de l'hypnose est de plus en plus régulière comme alternative à l'anesthésie, favorisant la sérénité et soulageant les douleurs afin de mieux accompagner les patients.

Une étude a été réalisée par des chercheurs sur 150 patients atteint d'un cancer traité à l’Institut Curie entre 2011 et 2017. Dans 99% des cas, l'hypnose a été accueillie de manière confortable pour le patient comme pour le personnel hospitalier. Seulement 2 patients se sont retrouvés dans l'inconfort et l'anesthésie générale a alors été rapidement et facilement mise en place. Pour les chercheurs, il est évident qu'en minimisant les effets de l'anesthésie, l'hypnose est particulièrement adaptée dans un bon nombre d'opérations chirurgicales.

En quoi l'hypnose peut vous aider ?

Lorsque la phase d'acceptation a été effectué, l'hypnose permet d'apporter une aide. Dès lors, la personne concernée veut faire évoluer ces ressentis et peut ressentir avoir besoin d'une aide extérieure.

L’hypnose peut être utilisée comme une thérapie de soutien ayant pour objectif la relaxation et amener à maitriser un plus grand calme intérieur, permettant ainsi une meilleure gestion des émotions, de l'anxiété. Elle est également utile pour maîtriser les affects liés à l’événement anxiogène, mais aussi comme pour gérer un vécu traumatique.


C'est avec plaisir d'échanger si vous avez la moindre question. Retrouvez toutes les informations sur l'hypnose ainsi que mes coordonnées ici

Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 10


Bibliographie

- Prévention Santé lien

- Cairn Info lien