Le plaisir des excès

Mis à jour : il y a 3 jours

Manger sans savoir s’arrêter, regarder son téléphone tous les 2 minutes, faire du shopping de manière compulsive, être un workaholic (travailler tout le temps), être accro au sport, avoir une dépendance affective envers un(e) ex copain/copine (voir l'article sur le sujet : dépendance affective)... sont autant de comportements addictifs qui peuvent être excessifs. Les dépendances ne sont pas uniquement reliées à une substance telle que l'alcool ou les drogues. Une dépendance touche également les comportements.

Quand le plaisir des excès devient nocif, que faire ?

Le plaisir des excès, une dépendance ?


Une dépendance signifie souvent qu'il y'a quelque part en nous une grande insatisfaction.

Par un comportement compulsif, la personne concernée peut tenter de remplir un "vide" : tenter de se remplir physiquement par la nourriture, de se remplir émotionnellement avec le partenaire, de ressentir une impression de contact avec les autres, de se sentir occupé(e), utile... avec le travail, le shopping... (vous trouverez un article sur le sujet des dépendances ici).



D’où cela provient-il ?


Plusieurs facteurs peuvent déclencher ce mécanisme de grande insatisfaction :


- Il peut y'avoir des antécédents familiaux qui peuvent entraîner des facteurs génétiques.


- Certains mécanismes sont des processus appris : par exemple, on enregistre à l'intérieur de nous que maman consolait sa tristesse en allant faire du shopping ou que papa mangeait beaucoup, toujours beaucoup trop parce qu'il s'ennuyait, n'avait pas de but dans sa vie, etc... Ce sont en général des schémas appris qui sont reproduit inconsciemment.


- La culture. La culture de consommation peut inciter à aller chercher toujours plus, ce qui peut être à double tranchant. Vouloir s’améliorer, avancer, se donner les moyens sont de bonnes choses, quand les moteurs qui nous animent sont positifs.

Si en revanche, ce n'est uniquement que pour tenter de combler un vide de grande insatisfaction, l'illusion de la satisfaction est de très courte durée (à quand la prochaine séance de shopping ?). Cela ne permet pas de se sentir réellement beaucoup mieux sur du long terme, la satisfaction étant trop éphémère.


- L'environnement. En étant dans des environnements désagréables, où on ne sent pas reconnu(e), pas valorisé(e), où des ressentis désagréables sont générés (colère, peur, tristesse, solitude...) pendant des périodes relativement longues, l'insatisfaction peut se déclencher.

Si vous avez suffisamment de confiance, d'estime de vous-même, vous ne devriez pas être trop impacté(e). Si ce n'est pas le cas, vous pourriez absorber ce négatif en vous ce qui peut générer un besoin de compensation sur du plus ou moins long terme, .


- Les facteurs psychologiques : le manque de bien-être général parce qu'on ne peut par exemple être très dur envers soi-même, exigeant sur beaucoup d’éléments dans notre vie. Et lorsqu'on n'atteint pas les objectifs qu'on s'était fixés, qu'on a des rêves qui n'ont pas été réalisés... une profonde insatisfaction s'installe. Une partie de nous même cherche alors à combler ce manque d'une autre manière.


Ce sont des exemples qui ne sont pas exhaustifs.



Que faire ?


Certaines personnes vivent très bien avec leur excès et les assument. Il ne sert à rien de changer quelque chose avec lequel on est bien !

Si en revanche, l'excès vous dérange parce que, par exemple, cela vous fait grossir ou bien vous pose des problèmes de l'ordre financier ou vous enferme dans la solitude du travail ou celle des jeux vidéos, etc...c'est peut être le moment où vous pourriez vous posez quelques questions en étant le plus honnête possible avec vous même.

Les prochaines questions sont des pistes de réflexion :

- Suis-je dans un environnement qui me correspond ?

- Ai-je le sentiment d’être à ma place ?

- Est-ce que mes principales envies sont remplies ?

- Est-ce que certaines activités plus saines pourraient m'apporter du positif ? ...


Si les réponses ne sont pas satisfaisantes, certains éléments sont probablement nécessaires à changer pour vous permettre d'être plus en adéquation avec vous même.


Apprendre à prendre du recul par rapport au mode de fonctionnement d'en vouloir toujours plus pour obtenir une forme de satisfaction éphémère sera d'une grande aide pour certaines personnes. Il est important de prendre conscience de vos actes et de remarquer ceux qui sont orientés vers cette idée de toujours en vouloir plus.


Lorsqu'il s'agit de la partie psychologique, l'approche consiste à améliorer sa confiance et/ou son estime de soi. Parfois, il est nécessaire d'apprendre à accepter les erreurs/les échecs, d'apprendre à rebondir, de continuer de croire en soi même et de se remettre à avancer.



En quoi l'hypnose peut aider quand on est dans l'excès ?


Il peut être difficile de modifier des habitudes ancrées depuis quelque temps. Parfois, ces habitudes sont reliées à des facteurs psychologiques comme on l'a vu précédemment ainsi que l’environnement familial dans lequel on a baigné, la culture... et peuvent être plus complexes à changer par soi-même. Si c'est le cas, l'hypnose peut vous aider à débloquer les mécanismes automatiques et créer de nouvelles habitudes qui vous conviennent mieux.


C'est avec plaisir d'échanger si vous avez la moindre question. Retrouvez toutes les informations sur l'hypnose ainsi que mes coordonnées sur ici

Bien à vous,

Laurie Le Borgès

Hypnose Paris 10

Bibliographie

- Psychologue.net lien

- Livre Peurs, phobies et compulsions de Richard Bandler lien