La culpabilité

Mis à jour : il y a 5 jours

Le sentiment de culpabilité peut se traduire par un mélange entre de l'agitation, de la nervosité, de la colère, quelque chose de profondément désagréable. Elle vient d'un jugement qui se traduit par une forme de sermon, de punition pour ne pas avoir fait, dit les choses comme il le fallait. Ce sentiment n'est pas forcément mauvais malgré qu'il soit douloureux. La culpabilité permet de se rendre compte de ses propres valeurs, du moment on les dépassent et de rectifier le tir, si nécessaire. C'est une sentiment permettant de se construire, de développer l'empathie et ainsi un meilleur rapport aux autres.

Comment l'hypnose peut aider à gérer la culpabilité ?

Mais ce sentiment peut être pour certains néfaste sur du long terme. Une sensation de porter un poids, une boule au ventre/dans la gorge, une honte, certains parlent d'un boulet qu'il se traîne, d'une page qui ne veut pas se tourner, d'autres de leur petite voix interne qui les critique constamment ou encore d'avoir cette impression d'avoir un petit ange d'un coté et d'un petit démon de l'autre... Et pour certains, ce sentiment peut se ressentir dans pleins de domaines de leur vie, beaucoup de choses deviennent sujet à se sentir coupable. On entend très régulièrement de la part de personne portant le poids de la culpabilité des phrases comme : - "c'est ma faute", - "je n'aurais pas du dire ça comme ça ou faire ça comme ça", - "qu'est-ce qu'il (ou elle) va penser de moi maintenant", - "je ne dois pas faire ça, ce n'est pas bien", - "je ne peux pas m'autoriser à être naturelle" - "on ne va pas m'apprécier, m'aimer comme je suis" etc... Le sentiment de culpabilité est souvent associé au sentiment de regrets, de dévalorisation, et du regard, du jugement des autres et de soi même (voir l'article Peur du jugement des autres). Or, la frontière entre ce qui est bien et pas bien de son point de vue et de celui des autres n'est pas forcément la même. Difficile parfois quand la confiance en soi n'y est pas de se retrouver entre ses propres valeurs et celles des autres. Ce sentiment peut aussi être une fuite de la réalité ainsi qu'une idéalisation de soi, "j'aurai aimé que les choses soient autrement, que je sois parfait(e)". Pourquoi ressentons nous de la culpabilité ? Régulièrement, la culpabilité a une utilité (et oui aussi étonnant que ça puisse parfois paraître ;). Elle attire l'attention vers quelque chose qui ne va pas et dont on ne prêterait pas attention si cette culpabilité n'était pas présente. La culpabilité peut nous permettre de nous remettre en question, d'apprendre et ainsi d'évoluer.

Jusqu’où cela peut aller ? Certaines personnes vivent très bien avec et s'en accommodent. D'autres apprennent à mieux la comprendre, à mieux écouter ce qu’elles donnent comme information précieuse pour nous faire avancer. D'autres encore le vivent mal, voire très mal : renfermement, susceptibilité exacerbée, sentiment de peur, d'angoisse très présent... Certains portent même le poids de la culpabilité d'autres personnes : leur entourage proche, leur famille... Mais ça peut aussi se transformer en échec que l'on s'impose à soi même puisque on n'a pas le droit, ce n'est pas bien, on n'est pas capable, on ne mérite donc pas de réussir. Vous trouverez un article sur la peur de l'échec ici) Et quand c'est tellement profond, une somatisation peut se développer en raison de la culpabilité et se rendre ainsi malade au sens propre comme au sens figuré. La culpabilité peut prendre de grandes proportions également quand les personnes proches l'emploient, par exemple : - au travail : un supérieur qui met en avant que les points négatifs, qui dévalorise... - dans le couple : un conjoint qui fait régulièrement des reproches moralisateurs... - avec les enfants, qui vous accusent de ne pas être comme telle mère ou tel père, de ne pas répondre à tous leurs caprices... - avec les parents, qui peuvent par exemple insinuer que vous avez passé pas assez de temps avec eux, qu'ils auraient aimé une autre carrière professionnelle pour vous, un autre conjoint... - avec les amis : un ami qui est toujours dans le besoin et fait constamment appel à vous en jouant sur le plan émotionnel...

Que peut-on faire ? Apprendre à écouter et accueillir le message que la culpabilité porte en elle. Apprendre à reconnaître cette partie de nous qui engendre cette culpabilité parce qu'elle est, à l'origine, porteuse d'un message avec une intention positive. Elle porte l'attention sur quelque chose en désaccord avec nous même et donne des indications sur ce que vous aimeriez à la place. Et au fur et à mesure que vous regarder les choses sous un autre angle, en défocalisant l'attention de ce que vous ne voulez pas pour la rediriger vers ce que vous voulez, vous entamez déjà le processus de changement ! Mais si la culpabilité est trop forte et difficile à gérer seul(e), une aide extérieure peut vous permettre d'avancer autrement. Quelle aide extérieure ? Les psychothérapies classiques, les thérapies cognitivo-comportementales, l'hypnose... peuvent apporter une aide. L'hypnose permet de travailler pour apprivoiser sa culpabilité et apprendre au fur et à mesure à modifier les mécanismes internes enclenchés par le sentiment de culpabilité. Ces mêmes mécanismes qui nous échappent habituellement dans un état conscient. C'est avec plaisir d'échanger si vous avez la moindre question. Retrouvez toutes les informations sur l'hypnose ainsi que mes coordonnées ici Bien à vous, Laurie Le Borgès Hypnose Paris 10 Bibliographie - Psychologies lien - Passeport Santé lien

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